Le rôle d’une banque

La plupart des dictionnaires définissent la banque comme un établissement financier qui reçoit des fonds et les emploie pour effectuer des opérations de crédit et des opérations financières. On distingue généralement deux grands types de banques :

  • La banque de détail (ou banque commerciale) : c’est la banque telle qu’on la connaît traditionnellement. La banque reçoit et stocke l’argent de ses clients, leur fournit des moyens de paiement et prête une partie de ces fonds — en général à plus long terme. Exemple : la Caisse d’Épargne.
  • La banque de financement et d’investissement (BFI) : elle rassemble l’ensemble des activités et des opérations plus complexes (comme les opérations de haut de bilan, dont les plus connues sont les introductions en bourse ou les fusions-acquisitions), à destination d’une clientèle plus sophistiquée (grandes sociétés, fonds, collectivités, etc.). Exemple : la banque américaine Goldman Sachs.

Lorsque ces deux activités bancaires sont regroupées au sein d’une même entité, on parle de banque universelle

Memo Bank est une banque de détail.

La banque de détail

Une banque de détail a trois métiers principaux :

  • Dépôt : elle conserve l’argent de ses clients de manière sécurisée, sous forme physique ou numérique ;
  • Paiement : elle offre à ses clients des moyens de paiement (virements, chèques, cartes, etc.) ;
  • Crédit : elle accorde des financements à des particuliers ou à des petites et moyennes entreprises grâce, entre autres, aux dépôts de sa clientèle.

Lorsqu’une institution est autorisée à faire ces trois métiers, on parle légalement d’établissement de crédit, un synonyme pour banque de détail. Autrement, si elle n’offre que des facilités de paiement, on parle d’établissement de paiement.

Les crédits accordés par les banques de détail jouent un rôle crucial dans le financement de l’économie : ils permettent de financer des projets grâce à de l’argent inemployé. Elles sont, d’une certaine manière, des plateformes d’allocation temporaire de liquidités.

Cette activité est toutefois risquée et par conséquent très encadrée. En effet, si un déposant peut théoriquement (pour la plupart des produits de dépôts) récupérer l’ensemble de ses fonds du jour au lendemain, la banque, de son côté, a généralement prêté une partie de cet argent à d’autres clients sur plusieurs années. C’est ce qu’on appelle le « risque de transformation ».

Les enjeux pour une banque de détail sont donc multiples :

  • elle doit d’abord gagner la confiance de ses clients, qui lui confient leur argent ;
  • elle doit vérifier la qualité des emprunteurs auxquels elle accordera un crédit ;
  • elle doit également garder des liquidités pour permettre aux clients de récupérer leur argent si besoin ;
  • elle doit enfin avoir suffisamment de fonds propres pour faire face aux éventuels défauts de paiement de ses emprunteurs.

Une banque de détail repose donc fondamentalement sur la confiance réciproque qu’elle entretient avec ses clients et sur la gestion de son exposition au risque. Cette confiance s’appuie aussi sur des règles nationales et internationales très strictes, pensées pour la protection des clients et du système bancaire dans son ensemble.