Comprendre la création monétaire

La masse monétaire correspond à la somme de : 

  • la monnaie fiduciaire (c’est-à-dire les pièces et les billets) ; 
  • la monnaie scripturale (c’est-à-dire l’argent inscrit en compte bancaire sous forme de dépôt). 

La masse monétaire en circulation dépend aujourd’hui principalement de la variation de la monnaie scripturale, car la monnaie fiduciaire (pièces et billets) représente moins de 10 % de la masse monétaire totale. Les banques ont le pouvoir de faire varier la masse de monnaie scripturale grâce au crédit. Si ce pouvoir est bien réel, il n’est pas pour autant illimité. Voici un exemple simplifié pour comprendre de quoi il s’agit.

L’entreprise A reçoit un virement de 10 000 € sur son compte Memo Bank. L’entreprise B souhaite emprunter 10 000 € pour le développement de son site Internet. À cet instant t, la masse monétaire est de 10 000 € (qui appartiennent à l’entreprise A).

Memo Bank décide d’octroyer un prêt de 10 000 € à l’entreprise B, et crédite sur son compte 10 000 €, que l’entreprise B devra rembourser. La masse monétaire vient donc de doubler. Elle est désormais de 20 000 €, dont 10 000 € pour l’entreprise A et 10 000 € l’entreprise B.

Ce processus de création monétaire est néanmoins contrôlé et ne peut pas être reproduit à l’infini.

  • Pour chaque euro reçu en dépôt, la banque ne peut octroyer au plus qu’un euro en crédit.
  • Pour chaque euro octroyé en crédit, la banque doit mettre de côté des fonds qui lui appartiennent, afin de surmonter les risques auxquels elle pourrait faire face.